Et si l’univers avait bien été créé en 6 jours ?

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Article publié et mis à jour sur The Times Of Israel en français

Il y a généralement 3 façons d’appréhender les contradictions entre la Science et la Bible. Pour les athées les choses sont simples, les textes bibliques ne sont qu’un assemblage de contes et légendes antiques dotés d’un éventuel intérêt anthropologique mais pas grand chose d’autre. Pour les croyants les choses sont plus complexes. Il est possible de voir les textes comme divinement inspirés et allégoriques, mystiques, secrets, légaux, moraux, éthiques, mais pas comme un récit historique stricto sensu. Ici, la science et la religion appartiennent à deux sphères différentes. L’une explique le comment et l’autre le pourquoi, l’une s’occupe du monde matériel, l’autre de spiritualité. D’autres croyants plus « fondamentalistes » préfèrent croire que la Bible est littéralement vraie et donc que la science a tort, voire qu’elle ment et déforme consciemment la vérité. 

Tout le monde semble en tout cas partager la même conclusion: la Science et la Bible prise littéralement se contredisent. D’un côté un récit qui parle d’un monde créé en six jours il y a près de 6000 ans, de l’autre les conclusions de la science selon lesquelles notre univers est apparu il y a  14 milliards d’années. Les deux ne peuvent pas être simultanément vrais.

Ou peuvent-ils l’être ? C’est ce qu’affirme le Dr Gerald Schroeder, diplômé d’un doctorat en physique du MIT, ancien membre de la commission nucléaire des Etats-Unis, et maintenant conférencier chez Aish Hatorah. Je viens de lire son livre « The Science of God » – La Science de Dieu -, sorti en 1997 et réédité en 2009 (c’est la version que j’ai lu). 

J’ai souvent entendu l’argument selon lequel la Bible disait n’importe quoi parce que les pyramides avaient été bâties près de 1000 ans avant le séjour des Israélites en Egypte et ces derniers ne pouvaient donc pas les avoir construites. Le problème c’est qu’il n’est écrit nul part dans la Torah que les Hébreux ont bâti les pyramides. D’ailleurs la Torah ne dit strictement rien sur les pyramides. De même, la Torah ne dit pas le moindre mot sur le fait que le Soleil tournerait autour de la Terre. C’est une interprétation de l’Eglise et si la Science a prouvé que c’était au contraire la Terre qui tournait autour du Soleil, elle a ainsi contredit l’Eglise et pas la Bible. Les exemples de ce type sont nombreux. Beaucoup de contradictions entre science et Bible sont en fait des contradictions entre science et église, voire entre science et des idées populaires issues d’on ne sait où. Selon Schroeder, en fait, il n’y a pas la moindre contradiction entre la Torah et la science. Pour lui, suivant le Rambam (Maimonide), les deux se complètent parfaitement et sont deux facettes de la même vérité.

La théorie du Big Bang, contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, n’est pas une défaite de la Bible mais probablement sa plus grande victoire. Depuis Aristote jusqu’au milieu du 20ème siècle, la philosophie puis la science tenaient pour évidente l’idée selon laquelle il ne pouvait y avoir de création « à partir de rien ». La matière avait forcément toujours existé et il n’y avait donc pas eu de création de l’univers au sens biblique. On se souvient que tout le dilemme intellectuel du Rambam se résumait à sa tentative de concilier sa rationalité philosophique et sa croyance en la création, ce qui était très difficile à son époque, lorsqu’il apparaissait que croire en un commencement de l’univers défiait la logique la plus basique. Ce combat a duré des siècles – jusqu’au Big Bang, qui confirme ce que la Bible avait toujours dit: il y a bien eu un commencement. C’est un changement de paradigme total. Mais la correspondance entre science et Bible irait encore plus loin.

Quand la Bible parle de « jours », nous dit Schroeder, alors que le soleil et la lune ne sont pas encore créés,’il faut comprendre qu’il ne s’agit pas de temps terrestre mais de temps cosmique. En se basant sur les propriétés de la dilatation du temps et une démonstration technique que je serai bien incapable d’expliquer ici, il apparait que les quelques 15 milliards d’années écoulées depuis la création correspondent à environ 6 jours de 24 heures relativement au temps cosmique du moment de la création. Plus fort encore, chaque jour cosmique correspond assez bien à ce que décrit le même jour dans la Torah. Ce n’est que lorsque apparait Adam que la Torah retourne au temps terrestre normal. Et c’est depuis la création d’Adam, ou plus précisément selon Schroeder, la création de l’âme d’Adam, que se sont écoulées les 5774 années du calendrier hébraïque.

Quand Schroeder parle de science, il est très convainquant et passionnant mais pas particulièrement original. Il explique longuement, ce que des tas d’autres scientifiques croyants – ou pas d’ailleurs – expliquent déjà, que le fait que la vie existe dans notre univers est une sorte de miracle, que l’existence tout court de notre univers est de l’ordre de l’impossible. Pour que les choses soient comme elles le sont, il a fallu un enchainement de hasards improbables et que d’innombrables constantes et variables soient de la valeur exacte qui est la leur. Une infime variation et nous ne serions pas là. Face à une telle impossibilité statistique, certains ont développé une théorie selon laquelle il existerait une infinité d’univers dans un monde à 10 dimensions, et notre univers serait celui où la vie est possible. A vous de voir ce qui semble le plus dur à croire: l’existence d’un Créateur ou une 10ème dimension où flotteraient un nombre infinis de bulles contenant chacune un univers entier. Remarquez, les deux idées ne sont pas mutuellement contradictoires en fait.

De même, lorsque Schroeder parle de l’évolution, il maitrise apparemment son sujet mais est modérément original. Il est d’accord sur les faits avec les partisans du Neo-Darwinisme mais pas sur leur interprétation. Il démontre que l’évolution n’a pas pu être un phénomène aléatoire mais qu’elle a été canalisée et dirigée, sans doute pré-programmée. Se basant sur le Ramban et le Talmud, il affirme que le seul acte de création de Dieu fut le Big Bang, tout le reste depuis est un processus naturel sans intervention directe, Dieu se pliant aux lois de la Nature parce que c’est une condition du libre arbitre. La faculté à créer de la vie est une propriété intrinsèque de la Terre, pas le résultat d’une intervention spécifique de la divinité. Il n’y a donc aucun problème à accepter l’évolution. Ce qui implique que l’homme descend bien du singe, et que le Adam historique est né d’un père et d’une mère. C’est là que les choses se corsent – quand Schroeder parle de Torah, j’y reviendrai.

Ses thèses ne sont pas sans rencontrer une certaine critique. Certains soulignent des erreurs scientifiques, parfois basiques, ce que je suis incapable de juger. Néanmoins, même si c’était vrai cela n’affecte pas vraiment ses thèses centrales. D’autres sont plus gênés par son interprétation biblique – généralement des chrétiens qui n’ont pas l’habitude de l’exégèse juive traditionnelle. Car Schroeder, plus qu’il réconcilie la Bible avec la science, semble vouloir montrer la compatibilité de la tradition juive avec la science. C’est en phase avec l’approche des séminaires de Aish Hatorah dont le but est généralement d’utiliser le monde moderne pour prouver la vérité du Judaisme. Ce qui est tout à fait légitime. Schroeder fait donc un peu la même chose ici. Et dans la pratique cela ressemble plutôt à « regarder en cherchant bien on trouve des interprétations juives traditionnelles qui collent avec la science moderne ». C’est le défaut principal du livre et de la méthode Schroeder: le cherry picking, c-à-d la tendance à choisir ce qui lui plait et qui colle avec ses thèses.

Le Ramban, commentant le verset de la création d’Adam, émet en passant l’hypothèse hautement spéculative qu’il y avait des hommes avant Adam. Je ne peux pas dire si le Ramban adhérait à cette vision ou ne faisait que se questionner hypothétiquement. Cette position n’est pas exactement l’expression du mainstream du Judaisme traditionnel. Elle existe, et encore en général il s’agit de l’idée que des hommes *existaient* avant Adam mais plus quand lui a été créé. Ceci dit j’ai toujours eu personnellement l’impression que le texte sous entendait l’existence d’autres hommes à l’époque d’Adam. Ainsi Cain après avoir été chassé de devant Dieu, s’est marié (avec qui ?) et après la naissance de son fils a bâti une ville. Une ville pour les 7 personnes qui peuplaient la Terre à ce moment là ? Difficile à croire.

Quoiqu’il en soit, Schroeder interprète ceci comme signifiant qu’Adam est né de parents homo sapiens, mais qu’il fut le premier homme à recevoir une âme et donc à être le premier véritable être humain, les autres étant des bêtes à l’apparence et l’intelligence humaines. Schroeder veut absolument réconcilier le récit biblique avec les connaissances historiques et archéologiques. Les hommes physiquement modernes, d’après l’archéologie et la biologie, sont apparus il y a environ 150,000 ans en Afrique de l’Est ou du Sud. On parle d’hommes au comportement moderne à partir d’il y a 50,000 ans, lorsque subitement, sans qu’on sache pourquoi, les hommes se sont mis à exprimer des actes « culturels », tels que la religion, le langage, la pèche etc… Puis il y a 12,000 ans, au Proche-Orient, est apparue l’agriculture qui tout en étant une immense régression dans la qualité de vie au niveau individuel – c’est d’ailleurs une interprétation de l’histoire de la punition d’Adam et Eve, marquant le passage de la vie de chasseurs-cueilleurs à celle beaucoup plus rude de fermiers – fut le début de la civilisation. Enfin, il y a près de 6000 ans, toujours au même endroit, est apparue l’écriture. Schroeder note avec justesse que l’apparition de cette dernière semble correspondre à l’époque d’Adam telle que calculée par le Seder Olam Rabbah. Il en déduit que c’est la conséquence de l’introduction d’une âme humaine qui a conduit à ce changement. C’est très tiré par les cheveux, en toute honnêteté. Le lien avec l’écriture me semble une piste intéressante mais difficile de suivre Schroeder sur le chemin qu’il trace. Rien ne distingue fondamentalement la nature des hommes d’il y a plus de 6000 ans de ceux venus après.

Et les implications sont légèrement terrifiantes. Il y aurait donc des vrais hommes, avec une âme, et des « bêtes à l’apparence humaine », dotées seulement d’une nefesh haya (esprit vivant). Serait-ce encore le cas aujourd’hui ? Vu que Schroeder semble sous-entendre qu’il faut avoir deux parents ayant une âme pour en avoir une et qu’il est difficile d’imaginer que tous les êtres humains actuels descendent directement d’un Adam et d’une Eve ayant vécu il y a 6000 ans, la réponse est claire.

Schroeder ne dit à peu près rien sur le reste du texte biblique sauf pour parler du déluge qui devient une simple inondation locale, en opposition avec ce que semble dire le texte et la majeure partie de la tradition juive. Là encore il se base sur son interprétation d’un bout de commentaire. Et cette idée n’est pas pas particulièrement originale, c’est celle de l’exégèse biblique scientifique classique – à l’origine une discipline ouvertement antisémite comme le rappelait David Nurenberg dans son livre précédemment évoqué ici. Or une des particularités du récit du déluge est son universalité. On le retrouve dans presque tous les peuples de la Terre, y compris parmi les Amérindiens. Je me rappelle une interview de Claude Levi-Strauss où confronter à ce fait, il en avait conclu que « les hommes avaient peur de l’eau ». On n’a trouvé aucune trace géologique du déluge, mais pourtant la plupart des peuples en ont gardé une mémoire. Comment expliquer ça ? Aucune idée.

Dans la même veine, Schroeder cherche à justifier ses méthodes de datation – cette fois contre les créationnistes – en se basant sur un descendant de Cain, Tuval-Cain, qui aurait été l’inventeur du bronze, ce qui correspondrait au début historique de l’age de bronze. Le problème c’est que mis à part qu’il se trompe d’au moins 500 ans sur le début de l’âge de bronze, le texte dit aussi que Tuval Cain travaillait le fer, ce qui est légèrement problématique vu que l’age de fer est postérieur de près de 2000 ans à celui du bronze. Il est surement possible de trouver une bonne explication, mais il préfère ne pas aborder le sujet tout court. Tout comme il ne parle pas de la Tour de Babel et d’autres éléments qui ne s’accordent pas forcément très bien avec la connaissance scientifique actuelle.

Un autre problème est qu’il consacre beaucoup de temps et d’énergie à vouloir débattre de choses qui ne changent pas fondamentalement sa thèse centrale. Il veut absolument démontrer que les neo-darwiniens ont tort, mais il prend le risque d’être contredit par de nouvelles découvertes. Ainsi son insistance sur l’explosion du Cambrien, qui est aujourd’hui remise en question, alors que fondamentalement, que l’évolution soit progressive ou procède par sauts soudains, ça ne change pas grand chose à ce qu’il raconte.

Aparté personnel: tout en croyant pleinement à la réalité d’un mécanisme d’évolution, j’ai personnellement du mal avec certaines affirmations neo-darwiniennes qui me semblent tenir plus de la foi que de la science, et avec le refus de toute remise en question. Je comprends leur virulence, après tout ils mènent un combat violent contre les créationnistes dont certains ne sont pas parmi les gens les plus intelligents et les plus rationnels que compte notre planète. Néanmoins, il est indéniable que la science institutionnelle, dès qu’elle est bousculée, a tendance à se comporter plus comme une église que comme un corps rationnel et ouvert à la critique. C’est le cas avec l’évolution. C’est encore plus le cas avec la théorie du réchauffement climatique du à l’homme, la virulence envers toute critique, qui en arrive à demander de censurer dans la presse toute opinion dissidente, se renforçant à mesure que la thèse s’écroule dans la réalité. On est ici clairement dans le domaine de la foi, plus de la science.

Au final, la démarche de Schroeder est fascinante et passionnante, même si les solutions apportées sont loin de répondre à toutes les questions. Sa volonté de faire de la Torah un livre de sciences exactes est probablement ce qui le conduit à l’erreur. Surtout quand la science elle-même ne cesse d’évoluer, de se contredire ou de s’auto-corriger et que les vérités d’aujourd’hui sont les erreurs de demain. Evidemment, il ne faut pas rejeter la science et ce qu’elle a à dire, au contraire même, mais ne pas non plus tout prendre comme vérité révélée. Science et Torah se complètent mais cela ne veut pas dire qu’elles racontent exactement la même chose et les contradictions apparentes ne font que stimuler la recherche de la vérité.

6 commentaires

  1. LE RÉCIT BIBLIQUE DE LA CRÉATION ET LA SCIENCE

    AVANT LA CRÉATION DE LA VIE SUR TERRE

    La Bible n’enseigne pas que la création matérielle a été achevée en six jours de 24 heures, il y a quelque 10 000 ans. Le tout premier verset de la Bible dit « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre. » Selon la très grande majorité des biblistes, c’est une action distincte d’une durée indéterminée, où la création de l’Univers, la terre incluse furent, crée. Jusqu’ici, il ne peut donc pas y avoir de désaccord entre l’évaluation scientifique de l’âge de l’Univers et de la terre avec la bible. Ainsi, pendant des milliards d’années, l’Univers et la terre existaient déjà avant que les jours de création débutèrent. Tout devait être mis en place. Les jours de création ne débutèrent qu’à partir du verset 3 du chapitre 1 de la Genèse.

    LES JOURS DE CRÉATION

    Les désaccords entre la science et la Bible viennent souvent parce que certains croyants pensent que les 6 jours de création sont des jours littéraux de 24 heures. Dans la bible, le mot hébreu traduit par « jour » peut désigner diverses périodes de temps. Aussi 6 jours signifie 6 périodes de création qui se sont étendues sur de très longues périodes non déterminées. La bible n’exclut pas l’idée qu’une période de création en chevauche une autre et le début d’une période de création se soit poursuivi sur plusieurs autres.

    La bible dit que les créatures vivantes « pullulèrent selon leurs espèces » (Genèse 1:21.) Cela laisse entendre qu’il y a une limite aux variations possibles à l’intérieur d’une « espèce ». Le document fossile et les dernières recherches indiquent que les grands groupes végétaux et les animaux ont très peu changé. Ce qui est clair, la bible indique que seul Jéhovah Dieu est le Créateur de l’Univers, et de toutes formes de vie sur terre et angéliques. Le Tout-Puissant qui est un Dieu ordonné n’a pas eu recours à la théorie de l’évolution. La vie est beaucoup trop complexe pour laisser cela au hasard.

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  2. LE RÉCIT BIBLIQUE DE ADAM ET ÈVE

    UNE ÉTONNANTE PRÉCISION SCIENTIFIQUE!

    La science génétique a depuis longtemps confirmé que les humains ont tous une même origine, c’est-à-dire un premier père et une première mère, ce qui est en accord avec le récit de la création dans la Genèse. Le livre biblique d’Acte 17:26 dit que d’un seul homme, Dieu a fait toutes les nations d’hommes pour habiter sur toute la surface de la terre c’est en parfait accord avec la loi de la génétique.

    Il est intéressant de noter que Dieu fit dormir Adam (comme on le fait dans une importante opération chirurgicale,) a pris une de ses côtes, pour s’en servir lors de la création de la première femme. La science a démontrée que si la membrane de tissu conjonctif d’une côte est intacte, elle repousse. Incorporant ainsi des éléments d’Adam dans Ève, cela soutient encore plus fortement que l’humanité forme génétiquement une même famille. L’emploi de la côte d’Adam dans la création de la première femme fait pensé à des découvertes scientifiques sur le clonage. En 1996, le mouton Dolly, a été cloné à partir d’une glande mammaire de brebis. En 2008 à partir de cellules de peau prélevées sur des adultes ont a obtenus des embryons humains matures. Le récit biblique dit que Jéhovah créa Adam à partir de la poussière du sol. La science nous dit que le corps humain est constitué de 41 éléments chimiques or, on les retrouve tous sur le sol de la terre. C’est donc encore une fois, en accord avec la science.

    Selon la bible, Jéhovah a créé les humains pour vivre éternellement sur une terre paradisiaque à condition qu’ils restent obéissants. Regardons le cerveau humain dont sa structure physique de l’ADN est la chose la plus complexe jamais découverte dans l’univers. Grâce aux recherches comme ceux de James Watson et Gerald Edelman, la science a découvert que si nous considérions toutes les connexions et toutes leurs combinaisons possibles, notre cerveau pourrait en théorie, fonctionner indéfiniment.

    Il y va de même pour la structure très complexe du corps humain. Il est constitué de quelque 7 000 quatrillions d’atomes, de 100 billions de cellules, de dizaines d’organes et d’au moins neuf systèmes majeurs. Pourtant, contrairement aux animaux, les cellules humaines se régénèrent régulièrement avec une copie exacte de notre ADN. En théorie, ce processus devrait être sans fin. C’est une grande énigme pour la science le fait que ce processus cesse de fonctionner. Selon le biologiste John Medina, ils y auraient de mystérieux signaux qui ordonneraient aux cellules de vieillir et de mourir. Il n’est donc pas étonnant que la science ne soit pas encore parvenue à comprendre entièrement la mort. Ces faits s’accordent avec le dessin original de Dieu concernant la possibilité de vie éternelle pour Adam, Ève et leurs descendances sur la terre. En effet, si Adam et Ève n’avaient pas péché, eux et toute l’humanité seraient actuellement sur une terre paradisiaque. Si la science n’a pas de réponse concernant la fin de processus de renouvellement des cellules humaines, la bible elle en donne l’explication, la désobéissance d’Adam et Ève a détraquée le fonctionnement de leur corps.

    NE TROUVEZ-VOUS PAS QUE POUR UN SOI-DISANT MYTHE, LE RECIT BIBLIQUE DE LA CREATION D’ADAM ET ÈVE ÉTONNE PAR SON EXACTITUDE SCIENTIFIQUE?

    À noter que Jésus fils de Dieu qui disait toujours la vérité, a parlé d’Adam et Ève comme d’un fait réel. Dans les évangiles se trouve la généalogie de Joseph et Marie. Dans les deux listes des ancêtres des parents de Jésus, ce trouvent Adam et Ève. Ailleurs dans la bible, d’autres rédacteurs ont également parlé d’Adam. Aucun d’entre eux et nulle part dans la bible on ne mentionne que ce soit une simple histoire, une fable ou un mythe au contraire, comme pour tous les autres récits bibliques, le récit d’Adam et Ève est pris au sérieux et avec respect.

    Le péché originel est la rébellion ou la désobéissance du premier couple humain parfait.

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  3. ON PEU AVOIR CONFIANCE EN LA BIBLE

    L’HONNÊTETÉ DE LA BIBLE

    Les gens d’expérience et matures font rarement confiance aux vantards, pourquoi? C’est qu’ils font régulièrement usage à la fois d’exagérations et d’omissions des choses qui peuvent ternir leur image. Pour soigner leur image, ils ont souvent recours au mensonge.

    Quand on consulte les écrits des dirigeants païens qui vivaient aux temps bibliques, nous constatons une profonde dissimilitude avec la bible. Très souvent, les rois exagéraient leurs victoires et diminuaient ou carrément ignoraient leurs défaites dans leurs écrits. La vantardise et l’élévation étaient une pratique courante. Seule la bible fait exception.

    Les bonnes et mauvaises actions des rois et autres personnages bibliques sont étalées avec franchise ainsi que leurs victoires et défaites. Les nombreux jugements de Dieu défavorables envers ces derniers également. Bref, la bible ne ménage personne. Par exemple, Moise, Aaron et David ont été sévèrement réprimandés ainsi que le peuple dans son entier. En général, on aime à ce que l’on nous dit la vérité. C’est ce que la bible fait. Dieu désir des adorateurs qui cherchent et pratiquent la vérité.

    SON ENSEIGNEMENT MORAL

    Lorsque ses lois et principes sont observés, elle favorise un meilleur milieu de vie. La moralité biblique contrastait avec celles des nations païennes environnantes. Le respect des normes biblique sur la sexualité et la fidélité conjugale favorise une stabilité familiale et empêche les maladies sexuelles.

    LA CONTAMINATION MICROBIENNE

    Il y a des règles et récits bibliques qui sont en accord avec des faits scientifiques, qui furent connus des hommes, que des siècles voir des milliers d’années plus tard.

    Alors que l’existence des microbes n’est connue des humains que depuis environ 200 ans, les exigences sanitaires consignées au chapitre 23 de Deutéronome diminuent de beaucoup la contamination bactérienne. En résumé, les latrines devaient être éloignés du camp et les excréments recouverts. Ceci est en accord avec les règles modernes sanitaires en région éloignée où il n’existe pas de facilité.

    Il y a pas si longtemps, il y a 200 ans, les médecins ont contaminé beaucoup de patients en touchant des cadavres puis en soignants des malades sans se laver les mains. Pourtant des milliers d’années avant, la loi biblique exigeait qu’au contact d’un cadavre, les Israelites se devaient de se laver ainsi que les vêtements qu’ils portaient.

    Au temps biblique, il fallait éviter l’absorption et tout contact avec le sang. Aujourd’hui, pour des raisons sanitaires, beaucoup de pays exigent que les animaux soient vidés de leur sang avant la consommation. L’infirmière qui fait une prise de sang se protège à l’aide de gants, contre une possible contamination avec le sang. Après la vaccination, on jette immédiatement et de façon sécuritaire les seringues pour la même raison.

    Quand une maladie infectieuse se manifeste, comme c’est actuellement le cas en Afrique avec l’Ebola, la mesure immédiate à faire est la mise en quarantaine pour combattre la propagation. Selon une source, la mise en quarantaine n’existe que depuis le XVIIe et c’était pour éviter la propagation de la peste. Des milliers d’années auparavant, la bible elle imposait la mise en quarantaine des lépreux. Comment Moïse pouvait savoir tout cela, alors que l’existence des microbes était totalement inconnue? Il a bien fallu une inspiration divine.

    LES FAITS SCIENTIFIQUES

    Prenons le récit de la création. L’ordre dans lequel la vie fut créée correspond dans l’ensemble, à l’ordre observé par les archéologues. Or, au temps où le livre de la Genèse fut rédigé, les fouilles archéologiques n’existaient pas. Moïse n’avait aucun moyen de savoir cela. Il a bien fallu une inspiration divine.

    Bien avant les confirmations scientifiques, la bible spécifia que la terre était en forme de cercle (Esaie 40 : 22) et suspendue dans le vide ( Job 26 : 7 ).

    La bible décri avec simplicité et avec justesse le parcours cyclique de l’eau sur la terre. (Ecclésiaste 1 : 7)

    LOI DE LA GÉNÉTIQUE

    La Genèse dit : les animaux se reproduisent selon leurs espèces. Ceci est conforme à la loi sur la génétique et au constat. Les éleveurs d’animaux le savent très bien, il y a des limites aux croisements des animaux. Deux exemples, un cheval se croise avec un âne, produisent un mulet qui est stérile, fin de l’espèce. Un lion se croise avec un tigre, donne des petits dans la majorité des cas stériles. Dans les rares cas où ils ne le sont pas, ils sont tellement tarés qu’ils ne peuvent pas survivre à l’état sauvage et leurs rejetons seront probablement stériles, fin de l’espèce.

    L’humanité a hérité de l’imperfection à cause du péché d’Adam et Ève et conforme aux lois scientifiques sur la génétique. Bref, les enfants héritent des caractéristiques de leurs parents.

    LES PROPHÉTIES BIBLIQUES

    À cause de l’ère atomique et de la pollution planétaire, une éventuelle disparition de la terre et de la vie provoquée par la capacité scientifique et industrielle de l’homme est du domaine du possible. Ce sujet est abordé tous les jours et n’étonne plus personne. Toutefois, ces capacités n’étaient pas envisageables aux temps bibliques. Rien ne menaçait sérieusement la terre.

    Alors, comment expliquer que la bible aborde le sujet?

    Le Créateur stipule qu’il a solidement formé la terre et fait ces étonnantes précisions; la terre n’a pas été créée pour rien, il l’a faite pour être habité (Isaie 45 : 18), la terre va rester pour des temps indéfinis (Ecclésiaste 1:4) et se fait rassurent en ajoutant que les justes vivrons pour toujours sur la terre (Psaume 37:29). Seul le Créateur qui connait l’avenir pouvait savoir que la terre allait être à une époque menacée.

    Le livre de la révélation ou l’apocalypse qui fut rédigé pour le temps de la fin contient plusieurs prophéties. L’une d’entre elles dit que le Créateur va détruire ceux qui ruinent la terre. (Apocalypse ou Révélation 11 : 18) Comment savait l’apôtre Jean qu’un jour la terre serait ruinée par l’homme? Il fut forcément inspiré par Dieu. Nous sommes tous en mesure de constater aujourd’hui que la terre est saccagée par l’intervention humaine. Toutefois, Dieu promet que la terre va toujours exister et habiter par l’homme. Cela veut dire également que Dieu va intervenir.

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  4. Le livre La Science de Dieu de Gerald Schroeder a été publié en français (aux Ed. Téhila). J’ai personnellement adoré cet ouvrage qui m’a donné une nouvelle perspective et matière à réflexion sur la prétendue dualité entre la science et la religion. Comme vous le dites vous-même, une lecture vraiment fascinante et passionnante. Il est clair que dans ces deux domaines ce savant est parfaitement à son aise et il est rare de pouvoir suivre la démarche d’une personne assez compétente dans les deux domaines pour pouvoir nous prouver qu’il ne s’agit en fait que d’une seule et même réalité.

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