Batman vs The Avengers

 

Les vacances sont là, j’ai du temps de libre et j’en profite pour rattraper mon retard cinématographique. J’ai donc vu ces dernières semaines, entre autres, « The Avengers » et « The Dark Knight Rises« . Contrairement a ce que ce choix laisserait penser, je ne suis pas particulièrement amateur de super-héros. Certes, je lisais les bande-dessinées Marvel quand j’avais 10 ou 11 ans, mais l’avalanche de films de super-héros des années 2000 ne m’a pas enthousiasmé bien que j’ai fini par en voir une bonne partie à la télé ou en DVD, comme tout le monde.

Si je suis allé voir « The Avengers » c’est avant tout a cause de Joss Whedon, le réalisateur du film. Figure mythique et adulée de l’univers des series télé, Whedon fut le créateur et showrunner de séries aussi cultes que Buffy (une série qui est le sujet de cours  dans certaines universités américaines), Angel, Firefly ou, dans une moindre mesure, Dollhouse. L’univers whedonnien est peuplé de personnages forts, surtout féminins, spectaculairement bien écrits et développés, et se reconnait à une façon très personnelle d’écrire les dialogues, un flot ultra-rapide de jeux de mots sophistiqués et de références culturelles pop ultra-pointues.

« The Avengers » – sorti en mai et un des plus gros blockbusters de ces dernières années – est avant tout la suite de pas moins de 5 films: Iron Man 1 et 2, Thor, Hulk et Captain America. Je n’avais vu que le premier Iron Man (aucun souvenir) et Captain America (dont le début m’a positivement surpris avant de sombrer). J’ai vu d’autres films de l’univers Marvel comme les Spiderman de Sam Raimi ou certains X-Men, et j’ai une idée assez précise de la qualité générale de la maison: c’est lourdingue, basique, et ridicule.

Avec Whedon aux commandes, j’attendais un film qui transcende son genre, mêlant des personnages écrits avec finesse et un scénario qui déconstruirait toute la thématique de ce genre de films. Ce qui aurait été très osé. Malheureusement, rien de tout cela ici, sinon un film Marvel classique, juste un peu plus marrant que d’habitude, et un scénario apparemment honteusement copié sur l’inénarrable « Transformers » – le degré zéro du film d’action. L’histoire n’avait aucun sens, les méchants étaient non seulement grotesques mais absolument pas menaçant – on a l’impression que l’armée belge aurait pu sans problèmes repousser cette invasion extraterrestre, donc pas de quoi fouetter un chat. Les acteurs semblaient bien s’amuser, surtout Robert Downey Jr qui ne déçoit jamais – et Scarlett Johansonn non plus, elle était toujours aussi nulle, et moche en plus ce qui retire le seul intérêt qu’elle peut avoir. Un seul mot m’est venu à l’esprit en quittant la salle: débile. C’était en fait complètement débile. Des mecs en costume ridicules avec des super pouvoirs sans aucun sens qui se battent contre une vague menace sans intérêt – le genre de truc qui fait fantasmer les geeks de 13 ans. Ce qui n’a pas empêché une partie de la salle d’applaudir à la fin. Ca ne doit pas être pour moi.

Ceci ne m’a pas découragé d’aller voir ensuite « The Dark Knight Rises » de Christopher Nolan. Mais je ne prenais pas vraiment de risques. Nolan est un de mes réalisateurs préférés depuis que j’ai découvert en 2001 « Memento« , un véritable petit bijou. Et « The Prestige » est probablement le meilleur film, pour moi, de ces dernières années.

« The Dark Knight Rises » vient clore une trilogie dont la qualité des deux premiers épisodes a fait l’unanimité. L’approche de Nolan envers le personnage de Batman (ou plutot « The Batman » en VO) se veut « réaliste » c-a-d que le parti pris est qu’il ne s’agit d’un film de super-héros, contrairement à la version de Tim Burton. Pas de super-pouvoirs, de monstres, d’extraterrestres ou de surnaturel. Juste un type qui avec son argent, sa technologie, un entrainement intense, et un énorme grain dans le cerveau, décide de remettre l’ordre dans une ville sous l’emprise du crime. Au final, c’est une véritable trilogie qui nous est offerte, un tout parfaitement cohérent. Le dernier film est à la fois la suite directe du second mais plus encore du premier. Et malgré l’aspect sombre et violent, et sans entrer dans le debat stérile sur l’identité politique de Batman, je crois que le message final est optimiste. Il s’agit de films puissants, qui feront date dans le genre du film d’action, mais ce n’est pas « Citizen Kane » non plus.

Les vacances continuent, la prochaine fois, je parlerai sitcom.

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