Une seule solution, le retour a Sion

 

J’avais l’intention d’écrire quelque chose sur l’Aliyah et surtout les conseils pour bien la réussir. Mais les évènements récents me rappellent qu’il est avant tout important de savoir pourquoi faire son Aliyah.

Ce n’est pas que de telles horreurs soient impossibles en Israël. Le massacre de la famille Fogel à Itamar l’an dernier en est une preuve douloureuse. Mais la différence, c’est que c’est nous qui avons arrêté les tueurs et qui les jugeons, pas un gouvernement non-juif dont nous dépendons du bon vouloir – et je ne doute pas une minute de la sincérité de la réaction du peuple français devant cette horreur. Néanmoins c’est une chose de dépendre des autres pour sa sécurité et une autre d’être maître de son destin.

Il ne s’agit pas de fuir la France ou la sécurité des Juifs seraient en danger, parce que, pour le moment en tout cas, ce n’est pas vrai, mais de prendre son avenir en main, de cesser d’être un spectateur passif et de rejoindre le seul endroit où se joue le futur du peuple juif. La Diaspora, qui meure lentement par assimilation et déjudaïsation, n’a pas d’avenir. Les Juifs y survivent au mieux mais ne contribuent en rien à la créativité du peuple d’Israël.

Et comme les idéaux ne suffisent pas à remplir le ventre, il est aussi bon de se rappeler qu’en Israël, la croissance en 2011 était de 4,7% ; que le chômage est de 5,5% ; que le salaire moyen y est maintenant proche de celui de la France ; que les impôts y sont plus bas ; qu’il fait beau la majeure partie de l’année ; que l’énergie sans limite des Israéliens est contagieuse  et donne l’impression que tout est possible ici.

Ce qui est vrai. En 2000, moins de 4 ans en Israël, à 25 ans à peine et alors que je parlais médiocrement l’hébreu, je rencontrais députés et ministres et les convainquaient de s’opposer à une loi (la loi Tal – elle est passée mais ceux que j’ai rencontré ont voté contre). Rien qu’hier, j’ai fait partie du petit groupe , au ministère des Affaires Etrangères, en compagnie de hauts fonctionnaires et d’artistes graphiques majeurs, qui a décidé de ce que serait le logo et le branding d’Israël ces prochaines années. Et juste après, je me promenais dans la rue et je croise le Maire de Jérusalem qui me demandait de mes nouvelles. Ça serait possible ça en France ? J’y suis né, j’y ai fait de hautes et brillantes études et pourtant je ne m’imagine pas qu’aujourd’hui j’aurais pu décider de l’image de la France ou que Delanoë me prenne dans ses bras et me parle en vieux copain.

Je ne cherche pas à me mettre en avant. Juste à montrer l’étonnante ouverture de ce pays et ce malgré les réels obstacles et les oppositions qui y existent. Il vaut mieux habiter à Tel Aviv ou dans une riche banlieue. Il vaut mieux être issu d’une famille ashkénaze laïque. Il vaut mieux avoir été dans certaines unités a l’armée. Il vaut mieux être dans les bons cercles et connaitre les bonnes personnes, comme partout. Et pourtant, malgré tout ça, tout reste ouvert quand on apprend comment manœuvrer dans la culture israélienne. C’est parfois dur, et souvent très frustrant. Il y a des détours, des murs à abattre, des impasses. Mais on peut toujours trouver une voie.

Et ça, c’est Rak be Israel.

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